Comment choisir son homme ?

Plus exactement, comment choisir un homme qui ne nous correspond pas ?

1) Faites la liste ce que vous aimez et de ce que vous êtes.

Allez, j’accepte de servir d’exemple.

Ce que j’aime :

Marcher.
Me balader.
Arpenter la ville.
Manger (sushis, brunchs, viandes, fromage)
Cuisiner.
Aller au restaurant.
Me cultiver (lire, visiter des musées, regarder Arte)
Écrire.
Lire.
Les séries pour ados (Ne me jugez pas!)
Noël
Les téléfilms de Noël (no comment)
Disney, ses dessins animés, ses musiques.
Le Nord
New-York
Le jazz, la musique classique, Céline Dion (ne me jugez pas bis), le rock.
Rire
Danser même si je ne sais pas.
Chanter même si je ne sais pas.

Cette liste est bien évidemment non exhaustive. Je m’autorise quelques secrets.

Ce que je suis :

Dans un souci d’objectivité, je ne parlerai que de mes truculentes qualités.

Pétillante
Sensible
Drôle
Curieuse

2) Et choisissez un homme qui soit diamétralement opposé.

Là, je n’ai parlé que du superficiel mais il faut aussi qu’il ait des valeurs contraires aux vôtres :

Vous votez à droite ? Il faut au minimum qu’il vote à gauche.
Vous êtes fan de Dolto et de son enfant roi, il doit être contre l’éducation positive.
Vous êtes pro Montessori, il doit vouer un culte aux écoles militaires.
Vous êtes athée ou agnostique ? Il doit croyant et pratiquant.

Je pense que vous avez compris l’idée.

Mais revenons à notre exemple, c’est-à-dire moi. L‘égocentrisme est un des ingrédients principal pour rater sa vie amoureuse.

Donc pour résumer, il faut :

Qu’il soit vegan, sans gluten, sans sucre, sans gras, sans alcool, bio, qu’il ne voie que par les surgelés et les boîtes de conserve.
Qu’il refuse autant le Mc Do que Tête d’Oie.
Qu’il soit accro à la télévision, à la télé-réalité, à NRJ 12 et Confessions intimes et au foot
Qu’il n’écoute que de l’électro ou du métal
Qu’il ne supporte pas de faire cent mètres à pieds
Que le mot « culture » lui donne de l’urticaire.
Et s’il pouvait être ennuyeux comme la pluie, ne pas avoir une once d’humour et avoir un esprit étriqué…

Là, alors là, on frôlerait la perfection !

 

Si jamais vous vous reconnaissez dans cette description, surtout contactez-moi ! Nous avons une histoire à détruire.

De l’intérêt de rater sa vie amoureuse.

Vous hésitez à rater votre amoureuse ? Vous avez un doute sur l’intérêt de vivre autant de déconvenues ? Voici de quoi vous aidez à trouver la motivation.

– De chaque échec, nous tirons une leçon. Résultats, vous êtes en phase de devenir un mix de Yoda, Confucius et du Dalaï Lama. Bref, vous allez être super fortes en leçon.
« La vie est une succession de leçons qui doivent être vécues pour être comprises » Helen Keller.

– Les célibattantes sont à la mode, vous êtes donc à la mode. Pour moi qui ai toujours au moins deux années de retard, c’est une vraie consécration.

– Vous pourrez éviter plein d’erreurs à vos enfants. Voyez cela comme une sorte de sacrifice dont bénéficiera votre progéniture.

– Vous n’avez pas le temps de vous installer dans une relation monotone. L’ennui rend aigri.

– Vous êtes libre d’être égoïste. Libre de ne pas partager votre solitude.

– Vous testez plein de restos et de bars et de marque de préservatifs et vous payez rarement !

– Vous multipliez les rencards et donc les expériences or « La connaissance s’acquiert avec l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » Albert Einstein. Évitons de contrarier un homme qui avait 160 de QI .

– Vous pouvez vous lâcher, être totalement vous même, vous couvrir de ridicule, peu importe puisque de toute manière, il ne vous rappellera pas.

– Les mecs de vos copines, les maris de vos amies fantasment sur vous (si, si) : vous représentez la liberté, la joie de vivre, la bonne humeur, la femme accessible. En tête à tête avec vous-même à la maison, c’est une autre histoire, mais ça ils ne le savent pas !

– Vous êtes une source d’inspiration pour vos copines : tu es tellement forte et tu rebondis toujours. Une vraie balle de tennis.

Vous êtes élevée au rang de muse.  Savourez !

Les signaux variés et contradictoires de ces messieurs.

And so what ?

Comment faire pour rater sa vie amoureuse quand ces messieurs envoient des signaux aussi variés que contradictoires ?

Enfin, contradictoires du point de vue d’une femme.

Je ne résiste pas à vous rencontrer le dernier exemple en date. C’est cadeau !

Je le rencontre, je souris, je ris. Il sourit, Il rit. On se revoit, on sourit, on rit. On passe la journée ensemble, on sourit, on rit, et on mange ensemble. Deux fois. Midi et soir. Il me propose de monter chez lui et ? Rien. Enfin si, quelques baisers dignes de puceaux boutonneux.

On se revoit le lendemain pour un café chez lui et ? Rien. Enfin si, quelques baisers dignes de puceaux boutonneux (bis).

Si vous avez suivi, nous en sommes à 4 rencards dont 1 qui a duré de 11h à 1h du mat et 2 chez lui.

On se revoit. Raclette chez lui en présence de ses enfants. L’aînée n’aime pas le fromage mais Monsieur impose la raclette car cela me faisait envie. A ce stade, il n’y avait pas que la raclette qui me faisait envie.

Les semaines s’égrainent… Nous finissons par consommer après avoir joué au Uno (oui, oui, vous avez bien lu, au Uno… passez-moi une corde !) de trop longues heures et vidé 1 litre de rhum (si ce n’est pas triste de devoir alcooliser un homme pour pouvoir enfin user et abuser de son corps.) Tout se passe bien.

Et là, c’est la drame : « Je t’apprécie mais j’aime encore ma femme ». Plus tard, il me dira que cela fait un an qu’il ne l’aime plus.

Je lui propose de partir en week-end. Il me propose de partir en vacances.

La relation se poursuit. Il me présente ses amis. On ne se voit pas plusieurs jours. Je ne lui manque pas mais il pense à moi. Nous poursuivons. Les fêtes sont là. Il a la gentillesse de passer voir mes boules de poils. A mon retour, au pied du sapin, des paquets, un pour ma progéniture et deux pour moi.  L’attention est aussi délicate que surprenante.

Je vous passe la fin de l’histoire qui est à lire ou à relire dans l’article La fausse bonne idée.

PS : on me dit à l’oreillette de préciser que lors du rencard 3 (11h-1h pour ceux qui n’auraient pas suivi), Monsieur avait le bras dans le plâtre, il paraît que c’est une bonne excuse ou raison (tout est question de point de vue) pour se comporter comme un ado timide qui découvre les choses de l’amour.

And so what ? Qu’est-on censée comprendre ? Faut-il se fier aux paroles, aux gestes, aux regards, aux actes ?

Des exemples, j’en ai une multitude. En voici un petit florilège.

– Entre nous ce n’est que du sexe mais si tu dors mieux quand je suis là, je peux venir.

Je vous entends déjà : « il espérait quand même tirer son coup ». Et bien non, même pas. Ça en est presque vexant ! 😉

– Je ne t’aime pas, ce n’est que sexuel. Ah, tu es indisposée ? Pas grave, on discutera.

– Je t’aime mais je te trompe.

Courant mais toujours aussi surprenant.

– Je t’aime mais je te frappe.

Un peu illégal, je vous l’accorde.

– Je suis bien avec toi. J’ai des sentiments pour toi. Mais je te quitte.

Ne cherchez pas la logique, il n’y en a pas.

– Je t’aime mais je fonds en larmes en plein coït car mon ex me manque.

Là, j’avoue être restée sans voix et c’est suffisamment rare pour être noté.

– Je n’ai pas envie de toi, tu ne me fais aucun effet. Cette assertion aurait pu être crédible, possible, plausible et même crue si… elle n’avait pas été accompagnée d’une érection.

OK, mais visiblement ton corps et toi n’êtes pas du même avis.

C’est à en perdre notre latin !

Bref.

Messieurs, je connais de très bons psys, surtout n’hésitez pas à me demander leurs coordonnées.

Comment éviter d’être heureuse ?

Comment vous sentez-vous lorsque vous êtes entourées de personnes qui vous aiment ? Qui sont bienveillantes ? Qui vous comprennent ? Qui voient en vos petits défauts des forces ? Qui acceptent et apprécient ce qui vous êtes ?

Fortes ? Exceptionnelles ? Vivantes ?

Et bien, vous avez raison !

Car vous l’êtes !

Comme l’a dit le grand sage JJ Goldman : « nous avons tous été au moins une fois les meilleurs nous sommes nés ».

Votre présence et même votre simple existence ont le pouvoir de rendre des personnes heureuses, de provoquer sourire et rire, de sécher des larmes…

Vous êtes singulières, originales. Vous portez en vous un morceau de notre humanité.

Ça y est ? Vous vous sentez géniales ? Vous avez enfin conscience que vous êtes formidables ?

Parfait !

A présent, il s’agit de mettre tout ce génie, toutes ces forces, toute cette énergie positive au placard et de faire ressortir vos vieux démons car on ne rate pas sa vie amoureuse lorsqu’on va bien !

Fermez les yeux, respirez.
Commencez par ressortir tous vos échecs.
Ajoutez une bonne louche de rejet.
De l’extrait de manque de confiance.
Un soupçon de dévalorisation.
Une pincée de déprime.
Versez un paquet de personnes nocives.
Une goutte de peur.
Une cuillère d’auto flagellation.
Vous pouvez ajouter éventuellement quelques grammes d’incrédulité.
Remuez, laissez gonfler. C’est prêt !

A vous la réussite dans l’échec !

Ne me remerciez pas, c’est inutile. 😉

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