Rupture.

Et hop ! Encore une rupture ! Encore une victoire de super CC.

Même si l’ex en question est, à mon sens, totalement instable, je m’interroge toutefois. En effet, ce n’est pas parce que nous tombons sur des abrutis* ou des personnes mal dans leur peau* que tous les reproches auxquels nous avons le droit lors de la rupture sont totalement infondés. Surtout lorsque ce sont toujours les mêmes reproches qui reviennent.

Dans ce cas, deux possibilités. Soit nos ex se connaissent et ont créé une association loi 1901 dont le seul et unique but est de déblatérer sur notre petite personne ou de pleurer notre perte. Soit, il y a un tout petit soupçon de vrai dans leurs élucubrations.

Maintenant, il s’agit de se remettre en question et surtout de se trouver des excuses ! Let’s go !

Quand pendant des années vous avez vécu une relation avec un des hommes les plus égoïstes du monde entier et de l’univers, un homme qui ne pensait qu’à lui, lui, son boulot, lui, son boulot et lui et que pendant ces mêmes années vous avez tout fait, tout donné, tout accepté. Quand pendant ces années, vous vous êtes totalement oubliée pour cet homme et que ces années se soldent par un divorce injuste et bien ensuite vous avez du mal à aimer et à donner.

 

Avec le recul, je me rends compte que la majorité de mes relations de ces dernières années étaient par intérêt  :

– besoin d’être hébergée

– envie de tester un nouveau restaurant

– envie de visiter un musée

– besoin d’un prêt

– besoin de faire des travaux

– me cultiver : des passionnés de musique, des amateurs d’art

– sortir au théâtre

– pour m’occuper, par ennui

– par luxure.

 

Bien sûr cela était plus ou moins inconscient, mais il faut admettre que c’est moche, moche, moche.


Finalement, l’envie, la complicité, les affinités, l’amour, ont peu guidé mes choix.


Je crois que c’est la base pour rater sa vie amoureuse.

 

*Abruti : homme ayant eu tendance à nous contrarier et à nous contredire.

*Personne mal dans sa peau : personne préférant se lamenter, se regarder le nombril et suréagir au lieu de faire de nous son rayon de soleil.

Être célibataire au printemps.

Magnolias for ever !

Quel bonheur d’être célibataire au printemps !

On rêve de l’arrivée des beaux jours, mars, avril, les ponts de mai, un temps printanier, juin, le début de l’été… on s’imagine déjà en week-end, profitant des premiers rayons de soleil, on se met à rêver, à programmer une balade, une visite… Ça y est, c’est le week-end, on va profiter, sortir, déconnecter.

Erreur, grossière erreur !

Vous approchez la trentaine, où vous êtes une trentenaire confirmée ? Je vous annonce que vos samedis vont devenir très fatigants voire éprouvants car à l’arrivée des beaux jours, le samedi, votre principale activité consistera à crier : « Vive les mariés ! ». Et les dimanches me direz-vous ? A cuver ?

Maintenant que vous avez tous les faire-parts entre les mains, il s’agit de s’organiser.

1) Vérifier les dates. Comment ça, Bidule et Machin se marient le même jour ?

2) Choisir sa tenue.
Une tenue pour la cérémonie et une pour la soirée ?
Robe longue, robe courte ?
Comment ça, il ne fait pas toujours 25 degrés en été ?

3) Le lieu. Comment ça le lieu de la soirée est à plus d’une heure du lieu de la cérémonie ? On y va à pied ?

4) Le jour. Mince, le mariage a lieu le vendredi. Il faut poser un RTT. Comment ça, il n’y a pas de RTT dans tous les boulots ?

5) Se loger. Pas d’hôtel à moins de 15 km du lieu de réception. Comment ça, je ne vais pas pouvoir picoler fêter dignement cet heureux événement  ?

6) Gérer les réflexions. Comment ça, tu n’es pas encore mariée ?
Ouf, c’est fait. Mince, c’était fait. Mais je peux donner des conseils aux mariés pour réussir leur divorce.

7*) La soirée. Comment ça, il fallait apprendre à danser ?

8) Ne pas se torturer. Comment ça, mon mariage était moins réussi ?

9) Le jeter de bouquet. Comment ça, je n’ai pas le droit de l’attraper ?
Ah oui, c’est vrai, j’ai déjà été mariée. Ça ne serait pas fair-play.

Bien sûr, les we sans mariage existent mais ils sont réservés aux enterrements de vie de jeune fille et à la recherche de LA robe qui fera de l’ombre à la mariée et donnera envie au marié de s’enfuir avec vous !

 

7* C’est cadeau !

 

Ma plus longue relation.

Il y a un an, après 15 longues années de je t’aime moi non plus, ma plus longue relation vient de se terminer.

On s’est rencontrés alors que nous étions tout jeunes, enfin surtout lui. Je venais d’arriver dans le sud de la France, je me sentais seule. Il m’a rappelé un ami d’enfance.

J’ai hésité entre lui et son frère. Des années plus tard, son frère a préféré ma sœur. Lui est resté à mes côtés même si je le soupçonne d’avoir aimé une femme qui lui ressemblait davantage.

Petit à petit, il a pris un peu plus de place dans les placards, dans les armoires, dans le canapé, dans mon lit et tout simplement dans ma vie. Nous avons appris à nous connaître, à nous apprivoiser.

C’était un vrai assisté. Un homme quoi !

Il ne rangeait jamais ses affaires, me laissait toujours laver son assiette, je devais lui préparer à manger alors qu’il était difficile et avait des goûts culinaires précis et douteux.

Il adorait l’eau… du robinet et prenait une tasse de lait chaque matin comme le grand enfant qu’il était.

Nous n’avions pas la même conception de l’hygiène. Il laissait des poils partout. Surtout sur mes vêtements.

Il ne tenait pas en place même avec deux plâtres mais pouvait passer des heures vautré sur le lit à ne rien faire.

Il avait un grand besoin de sommeil.

Il était d’une grande maladresse et a cassé plusieurs verres, tasses… et bien sûr, c’était à moi de réparer les dégâts.

Il pouvait être grognon voire agressif en cas de mécontentement mais savait se faire pardonner.

Il était possessif. Il me collait et montrer ostensiblement son amour.

Les années ont passé, il s’est laissé aller et a pris du poids.

Il se croyait invincible et l’a prouvé en faisant de la chute libre depuis le 4é étage.

Il avait un don pour disparaître pendant plus jours me laissant morte d’inquiétude. On finissait toujours par se retrouver et nous fêtions les retrouvailles.

J’ai rencontré un autre homme, plus jeune, qui me ressemblait davantage, qui avait besoin de moi.

Je l’ai délaissé mais je ne pouvais pas le quitter. Après tout ce que nous avions partagé…

Il se jetait sur les miettes d’affection et d’amour que je lui laissais.

Puis il est tombé malade. Nous avons fait l’autruche. Nous avons refusé de consulter.

Il a bien fallu se rendre à l’évidence : son état empirait.

Les reins lâchaient. Le spécialiste lui a donné un traitement. Son heure n’était pas encore venue.

Nous avions besoin de temps. J’avais besoin de temps. Pour nous reconnecter, pour nous rapprocher, pour lui rappeler que je l’aimais, pour le câliner. Pour lui dire que j’étais désolée de l’avoir délaissé.

Son état s’est dégradé. Il était si fatigué. Nous sommes retournés voir le même médecin.

Il était temps. Temps de se dire au revoir.

Alors on s’est regardés. Je lui ai dit que je l’aimais. Je l’ai remercié. Remercié de ne pas m’avoir quittée, de m’avoir supportée, de m’avoir aimée inconditionnellement, d’avoir traversé épreuves, chagrins et déménagements à mes côtés.

Il est ma plus longue histoire. Ma relation la plus stable.

A Nice, à mon Nounouille.

Nice : ma plus longue relation.

La fausse bonne idée.

Vous rencontrez un presque jeune homme propre sur lui. Il a du charme, un sourire à tomber, il est sexy, il a de la conversation, il vous fait rire. La relation débute, il vous surprend, en bien. Au lit, il est plutôt prometteur. Bref, l’alignement des planètes semble enfin en votre faveur.

Alors pourquoi ne pas prévoir une petite escapade en amoureux ?

Après un mois ? Pour dans 3 mois ? Dans un pays froid ? A ce stade de mon récit, vous vous dites sûrement que je devrais changer le titre de mon article et le renommer : « Les fausses bonnes idées » ou « L’art de l’idée à la con ». Mais reprenons.

En amoureux… Je ris mais je ris…jaune. Monsieur pense encore aimer son ex, alors autant vous dire que pour le côté amoureux, je peux aller me brosser. Mais pourquoi renoncer ?

L’ex est un élément fondamental pour rater sa vie amoureuse.

En plus, s’il y a un problème de digestion et de gestion du deuil, vous êtes sûres de souffrir, ce serait donc dommage de s’arrêter à un détail aussi insignifiant.

Après un mois ?  Tout beau tout neuf vous avez dit ? Je vous laisse relire le point précédent.

Pour dans 3 mois ? 3 fois ce que vous venez de vivre.

Cela vous laisse le temps d’avaler de nouvelles couleuvres. De vous disputer. De vous entretuer. De vous séparer. Et de vous réconcilier ou du moins de trouver un terrain d’entente pour parvenir à vous supporter en pays hostile.

Dans un pays froid ? Entre le Damart, le bonnet, la goutte au nez et les dents qui claquent, c’est clair, il sera séduit.

Il est important de mettre toutes les chances de notre côté.

Et pourtant… Les jours passent, les semaines également, le départ approche. La relation n’évolue pas, elle ne se détériore pas non plus. Il n’y a pas d’amour mais semble-t-il de l’affection. Il faut dire que vous êtes brave et divertissante.

Le suspense est insoutenable.

Le petit ange blanc me souffle à l’oreille : « vous allez passer un délicieux séjour et votre relation va évoluer pendant le voyage ». Le petit diable rouge est mort de rire : »Tu vas tomber amoureuse, mais pas lui, et à votre retour, tu vas verser des torrents de larmes. Niark, niark. »

On ne va pas se mentir, je rêverais que le « presque jeune homme propre sur lui » tombe amoureux de moi et que je puisse laisser libre cours aux sentiments que je contrôle, fais taire et refoule. Mais avouez qu’un happy end serait moins amusant !

Quand je vous disais que le suspense était insoutenable !

En attendant ? Budapest, nous voilà !

Je suppose que vous devinez l’issue de cette histoire ? Nous avons bien évidemment rompu avant !

Soirée de Saint Valentin.

Je n’avais pas prévu d’écrire un article sur la Saint Valentin.

Je ne désirais pas vous faire pâlir de rage en vous jetant au visage mon indécent bonheur, je ne voulais pas vous éblouir en dévoilant les présents reçus, je ne voulais pas vous faire saliver en vous évoquant les mets dégustés. Vous n’auriez pas eu d’autres choix que celui de me jalouser. N’étant pas cruelle, j’avais décidé de vous épargner.
La réalité a été moins dégoulinante d’amour mais ce fut une belle journée ensoleillée, ponctuée de délicieux échanges certes virtuels mais non moins agréables.
Les retrouvailles avec ma progéniture ont été chaleureuses, il m’a offert une jolie carte avec un cœur, maman, le chat et lui. C’était très émouvant jusqu’au moment, où il m’a semblé comprendre qu’en fait la carte, il l’avait piquée à un camarade. Dans le doute, j’ai décidé de rester émue.
Pour finir, nous avons dégusté des sushis devant un film hautement intellectuel et romantique : Le monde de Némo. Je ne me remets toujours pas de ce moment d’un rare érotisme dans l’anémone. Dieu que c’était émoustillant.
Et là, un ami bienveillant a décidé de s’inquiéter pour moi. Je vous laisse découvrir l’échange. Nous avons tous des amis qui nous veulent du bien. 😉

N’hésitez pas à partager avec moi votre avis sur la question car presque 24H après, je reste toujours interloquée et sidérée par une telle démarche.

Je dois manquer d’ouverture d’esprit.

Sur ce, je m’en vais me pendre avec un spaghetti aldente puisque je suis censée être au bord du gouffre.

 

Rater sa vie amoureuse : pourquoi cette catégorie ?

Article de Juin 2018

 

Rater sa vie amoureuse : pourquoi cette catégorie ?

Des années que je pense (ac)coucher par écrit mes nombreux déboires amoureux.

Des années que j’y pense sans oser me lancer.

J’ai pourtant de quoi raconter et cela pourrait être une thérapie low cost.

Pourquoi est-ce que je décide enfin de m’y atteler ? Pourquoi ai-je enfin le courage de me plonger dans mon passé ?

Parce qu’à 36 ans, après 3 ans et demi de galère, je suis enfin divorcée… Et par je ne sais quel dysfonctionnement, le jugement est totalement en ma défaveur. Ça doit être le karma ! Ou alors, c’est parce que je ne suis pas trop mauvaise en orthographe (vous avez la référence ? Non ? Je vous mets le lien).

Bref, une injustice qui me dépasse totalement et le plus beau dans tout ça ? Mon ex veut faire appel du jugement. Mais cela est une autre histoire que vous pourrez retrouver dans la catégorie « Rater son divorce pour les Nuls ».

Je reprends mon explication. Alors que j’étais en pleine phase de lamentation réflexion, I was made for loving you de Kiss est passée à la radio.

 

Non, cette chanson ne m’a fait penser à mon ex mari mais à une histoire dont j’ai mis trèèèèèèssssss longtemps à me remettre, si on part du principe que je m’en suis remise. Quelle ironie du sort !

C’est alors que le déclic a eu lieu. Une forte lumière m’a éclairée, j’ai entendu Alléluia, Alléluia. C’était décidé, j’allais transformer mes tuiles amoureuses en réussite.

Quelque chose de positif doit sortir de toutes ces larmes versées et de ces rides prématurées. Me voici donc avec cette catégorie « Rater sa vie amoureuse pour les Nuls ! ».

J’ai testé pour vous : être femme de militaire.

Bonjour, je m’appelle Christel et j’ai été femme de militaire.

A vous ! « Bonjour Christel »

Pire encore, j’ai été femme d’officier.

Défilé du 14 juillet

Mais bon, tout va bien, je me soigne.

C’était il y a fort longtemps, c’était un autre temps, une autre vie, et la femme vénale qui sommeille en moi dirait un autre train de vie.

Officiellement j’étais sa femme, officieusement j’étais sa maîtresse.
Officiellement, l’armée était son travail. Officieusement, l’armée était sa femme.

Je peux l’avouer aujourd’hui, le statut de maîtresse a bien des avantages !

Être une femme de militaire consiste à être mariée mais avec un absent, un courant d’air. Mariée mais seule. (Les retrouvailles peuvent éventuellement compenser les séparations, mais ça, c’est une autre histoire.)

C’est épouser un homme qui a choisi pour métier une vocation et qui vit de sa passion (bien que mon ex-mari en ait une autre pour les jeux vidéos, le vélo, les voitures, les maisons, lui….). Bref, il était difficile de me faire une place, tout comme il était difficile pour lui de la garder. Il l’a d’ailleurs perdue !

Il m’a fallu apprendre à vivre seule mais à penser en couple, à gérer les longues et nombreuses absences mais aussi les courtes et rares présences.
Il m’a fallu apprendre à faire sans lui et me réadapter rapidement à chacun de ses retours afin de profiter au maximum du peu de temps à partager.

Selon les aléas du calendrier, c’était fêter anniversaire, Noël, nouvel an, pâques, Halloween, (que sais-je encore ?) seule et ça, c’était finalement le plus douloureux et perturbant.
Manger seule, se coucher seule, faire les courses seule (c’est peut-être de là que vient mon addiction aux sushis), aller aux urgences, à des soirées, à des dîners, au cinéma seule , accoucher seule…

C’était aussi lutter contre les préjugés, les clichés et les incompréhensions. Oui, en l’épousant je savais qu’il était militaire, and so what ? Est-ce pour autant qu’il n’avait pas le droit de me manquer ? Est-ce pour autant que 6 mois passent plus vite ? Est-ce pour autant qu’il ne fait pas un métier dangereux ? Et surtout, le kaki est-il saillant pour autant ? Non, non, non et NON !

Pour résumer, être une ex-femme de militaire :
C’était avoir quelqu’un à aimer mais ne pouvoir rien partager.
C’était avoir quelqu’un à qui penser mais personne auprès de qui se coucher.
C’était avoir quelqu’un à qui parler mais en temps limité.

Et pourtant étant assez indépendante, cela ne me dérangeait pas plus que cela. Je ne dis pas que je faisais péter le Champomy à chacune de ses absences (quoique…) mais, femme indigne que j’étais, je ne passais pas non plus de longs mois prostrée ou à attendre à la fenêtre le retour du mari prodigue.

Finalement, j’avais bien plus de mal avec ses présences !